Pour te rendre tes atours
Pour descendre dans la cour
Fragmenté par la musique de l’absence
Sans essence
Je pleurs les vestiges de mon ange
Sans importance, ironie qui dérange
Comme le ciel bas est lourd…
Et si je passe mon tour ?
Dehors les nuages s’en vont
Puis ils se filent
Puis ils crèvent sous les ponts
Je rêve d’il, d’illusions
Les quelques mots se brisent au vent
Tout est matériel à présent,
Manque de temps, figé en un instant
Cette lettre n’est qu’un songe
Tu sautes et tu plonges…
Je joue quelques notes
Qui se perdent, qui s’enfuient
Qui perdurent dans un écho
Disparaissent, puis transparaissent
Dans un Eden d’iris blancs
Laissé par lettre où le néant
Semble survivre parmi les souvenirs
La mort faut-il en rire ?
Tout ça serait bien pire…
Derrière ta porte je suis
Et je frémis et j’espère te voir en vie
Car tes caresses me hantent
Tous ces espoirs qui me plantent
De n’avoir su décrire ce manque
Barrière de verre sous laquelle je m’abrite
Devant moi cette porte
Ce futur tu l’emportes
Sans t’occuper des rites…
Eric T. le 22 mars